Partie I : l’Arménie, et le programme éducatif Armath

 

L’Arménie,  pays de 3 millions habitants,  au relief  montagneux et aux vallées encaissées, échappe au temps. Au gré des déambulations, on y trouve une agriculture traditionnelle, des monastères à perte de vue et des voitures Lada. L’Arménie est un espace hors du temps, au XXIème siècle. Mais c’est aussi un espace d’innovation. Depuis une dizaine d’années, elle a fait de son éducation aux nouvelles technologies une valeur sûre, et bien de son temps !

Au lieu d’aller aux clubs de sport, comme les adolescents français le mercredi après-midi, les enfants arméniens, de 10 à 18 ans, vont au club d’ingénierie, les Armath Lab. L’aventure a commencé en 2008 par des clubs consacrés uniquement à la robotique. Puis fort de ce succès, est créé en 2014 le label Armath qui élargit le champ des technologies. Entièrement gratuits, ils sont gérés par l’UATE (Union of Advanced Technology Enterprises) et subventionnés par le gouvernement arménien et des sociétés opérant en Arménie.

Ces labos sont installés dans les écoles publiques dont les bâtiments rappellent l’ère soviétique. Les enfants y apprennent les outils et les logiques de demain : comment programmer, construire, associer pensée et création en science appliquée. Sargis Melkonyan, coach au laboratoire d’Agarak, explique que « les enfants arrivent en étant des consommateurs de technologies, et repartent en étant des créateurs ». Car la pédagogie Armath consiste à soutenir les désirs de l’enfant, et non à l’accabler de savoirs. La grande force de ces labos est d’être présents sur tout le territoire, du village le plus reculé aux faubourgs de la capitale.

A suivre …. Partie II ….. où l’Arménie espère devenir la Silicon Valley du Causase.

 

Arménie, octobre 2019